Articles Tagués ‘écriture’

L’émergence du web communautaire confronte les journalistes à une question : si tout le monde devient journaliste, quel est le rôle des journalistes professionnels ? C’est particulièrement le cas dans le domaine de la presse cinéma, le préjugé (démenti en France par une longue tradition) voulant que l’écriture sur le cinéma ne requière pas de compétences particulières.

Il est par ailleurs indéniable que la presse cinéma française est confrontée à une baisse de ses ventes, comme en témoignent les récentes péripéties éditoriales de plusieurs titres importants. Pour certains, cela est dû à la concurrence des sites Internet professionnels, et en premier lieu AlloCiné, qui fournirait gratuitement aux spectateurs les mêmes informations que les magazines.

Le but de cette étude est de dégager les spécificités de la presse magazine et celles d’Internet, de tenter de comprendre quels sont les points forts et les points faibles de l’un et l’autre média par rapport au traitement d’informations sur le cinéma. Une complémentarité entre les médias peut être envisagée, et commence à l’être par certains magazines qui lancent leur propre site.

La presse imprimée ne peut concurrencer Internet sur son propre terrain, celui de la rapidité et du multimédia. Elle n’en a pas moins ses propres avantages. Le rôle du public, qui souhaite aujourd’hui participer à la diffusion de l’information, ne remet aucunement en cause celui du journaliste professionnel. Celui-ci n’est en concurrence avec ses lecteurs que s’il décide de l’être.

Une attention particulière est apportée dans cette étude à la question de la critique de film, enjeu majeur de l’écriture sur le cinéma, mais qui n’est plus, non plus, la seule chasse gardée des critiques professionnels.

Guillaume Bardon

Le livre Presse cinéma française et Internet

"Je vous jure sur mon âme, à laquelle je ne crois guère ; sur ma mère, à laquelle je crois un peu plus, qu’il n’y a réellement pas plus d’idée dans ma préface que dans un livre quelconque de M. Ballanche ; qu’il n’y a ni mythe, ni allégorie, que je n’y fonde pas de religion nouvelle comme M. G. Drouineau, que ce n’est pas une poétique ni quoi que ce soit qui tende à quelque chose, je n’y fais même pas l’apologie de mon ouvrage."

Théophile Gautier, Préface des Jeunes France

moi.

L'homme de l'année 2006 selon Time Magazine : moi.

Voilà, pareil.

Ceci n’est pas un blog à sujet, encore moins à thèse. Il n’y sera pas question du réchauffement climatique, des grands événements sportifs ou de Nicolas Sarkozy. Ou peut-être que si. Si, probablement, en fait.

Il y sera question de cinéma, de rock’n'roll, de littérature française du XIXe siècle, de jeux vidéo qui brillent avant tout par leurs qualités poétiques, de mangas et d’animes expérimentaux, du catch vu comme la forme ultime de récit, de séries télévisées américaines, de jeux de rôle contemporains fantastiques où l’atmosphère gothique permet aux délicats rapports entre le joueur et son personnage de s’exprimer à fond. Mais ce n’est pas une promesse. Si ça se trouve, on ne parlera de rien de tout ça.

Si je savais ce que je vais écrire ici avant de l’écrire, je n’écrirais rien du tout. J’irais plutôt boire une bière.

Il sera beaucoup question de moi. Ceci n’est pas un blog engagé, même pas concerné. C’est le truc le plus nombriliste que vous puissiez imaginer. On est au XXIe siècle, merde ! Tout le monde chie sa petite crotte à la face du monde, et je devrais rester le seul constipé de la planète ? Pas question. Si vous voulez du Guillaume Bardon, vous allez en bouffer. (Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Guillaume Bardon, c’est moi. Mais vous pouvez m’appeler Votre Grandeur. Vous pouvez aussi m’appeler William Overdrive, c’est mon nom de rock star. Vous pouvez m’appeler "l’homme qui valait trois mollards", j’ai trouvé ça tout à l’heure, c’est con mais ça me fait rire. Bon, c’est un peu long. Vous pouvez m’appeler mec, je vous en voudrai pas, mais évitez de me dire que "c’est pas une agression", ça m’énerve. Tiens, faudra qu’on parle de ça, aussi.)

Ce blog n’a pas l’ambition d’être de la littérature, encore moins de la philosophie, et du journalisme j’en parle même pas. Plutôt un genre de psychanalyse de masse mâtiné de confession publique avec de vieux relents du Journal de Jules Renard, que je n’ai pas lu mais que je cite quand même, comme tout le monde. De toute façon, s’il fallait avoir lu un livre pour savoir ce qu’il y a dedans (surtout celui-là), ça se saurait.

Quelques principes d’écriture quand même : tout ce qui sera publié ici sera écrit au fil de la plume, parfois avec l’aide de quelque alcool, pour que je puisse avoir moi aussi le plaisir de découvrir mes textes d’un oeil neuf de temps en temps. On n’y trouvera pas de pensées mûrement réfléchies à l’avance.

Sorti de là, rien de prévu. Vous faites quoi demain ? Moi j’en sais rien.

Guillaume Bardon